Rendre les savoirs vivants
Nous affirmons comme projet fondateur la nécessité de rendre les savoirs vivants. Il s’agit ici d’une démarche d’éducation populaire dans laquelle la rigueur des sciences sociales permet une production de savoirs en collaboration avec l’ensemble des acteurs et actrices concerné·es. Nous travaillons donc à construire nos actions tout autant avec les chercheur·ses que les enquêté·es, en passant par nos partenaires. Nous déclinons cette intention aussi bien dans nos modules de recherches que dans notre modèle de gouvernance. Ainsi, nos organes administratifs intègrent a minima un tiers de personnes issues de domaines non-académiques. Nous créerons prochainement un Conseil Scientifique et Citoyen destiné à accompagner le développement du laboratoire et son intention scientifique et d’éducation populaire. Nous ne nous considérons pas comme des prestataires de services ou comme un bureau d’étude : nous nous engageons dans des partenariats avec les structures qui nous choisissent et que nous choisissons d’accompagner, qu’il s’agisse d’institutions, d’organismes scientifiques, d’associations ou de collectifs informels. Nous sommes convaincu·es que les sciences sociales sont des outils puissants d’analyse du monde social, qui doivent être mis au service de l’émancipation individuelle et collective.
Les sciences sociales nous ont permis, et permettent aux étudiant·es, acteurs et actrices associatives que nous accompagnons, de penser en termes de problématique : identifier le problème, les freins, les paradoxes, les comprendre pour les résoudre. Cette démarche, au cœur de la rigueur scientifique, permet ainsi la distanciation et l’analyse rationnelle dans n’importe quel domaine. Elle permet la conversion de questionnements sociaux ou citoyens en questions scientifiques et nous semble devoir être démocratisée, au-delà des sphères militantes, économiques ou institutionnelles.
Nous entrons en cela dans une démarche de co-recherche, qui fait également écho aux travaux de la sociologie clinique et de la recherche-action.
Notre objet (extrait des statuts de G.D.R.V.)
« L’association G.D.R.V. a pour objet la mise en relation d’acteur·trices scientifiques, d’étudiant·es, de membres de la société civile, de citoyen·nes, d’acteur·trices culturel·les, associatif·ves, professionnel·les qui peuvent être des personnes physiques ou morales, afin de développer des projets scientifiques (incluant la recherche, la diffusion et la valorisation de celle-ci) et des actions citoyennes, pédagogiques, de formation ou participatives ayant pour objectif l’analyse des sociétés contemporaines et leurs transformations, en France ou à l’étranger. L’association adhère aux et défend les valeurs de l’éducation populaire, d’égalité, de liberté, de solidarité, de lutte pour la réduction des inégalités et combat contre toute forme de discriminations. Elle se donne pour principes généraux la défense et la valorisation des savoirs ordinaires et scientifiques, leur décloisonnement et dialogue, l’initiative citoyenne, la liberté de conscience, d’expression, pédagogique et l’indépendance de la recherche. »
Un modèle financier à notre image
Afin d’affirmer notre objet non-lucratif, nous avons choisi de nous constituer en laboratoire associatif. Ce mode de gouvernance nous oblige à une gestion financière et administrative rigoureuse et dont tout bénéfice est réutilisé en vue du développement d’autres projets. Dans la mesure des possibilités financières, 10% de notre budget est réservé en vue de pouvoir alléger la charge financière et soutenir des projets d’initiative citoyenne, portés par des structures de petite taille. Nous travaillons également à ce que notre équipe soient rémunérée tel que les grilles salariales le requièrent et selon des modalités qui nous semblent justes (droits d’auteurs et salariat). Il s’agit pour nous de ne participer ni à la précarisation ni à la mise en concurrence au sein du champ scientifique.